La Bolivie mystérieuse

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AVERTISSEMENT : aucune des photos de ce chapitre n'a été faite par les auteurs. En effet après avoir parcouru la Bolivie sans problème, un de nos sacs à dos nous a été dérobé dans un cyber à Cordoba (Argentine). L'appareil photo est parti avec. Un effet du relâchement de vigilance, sans doute....

Donc, les photos que vous allez voir ont été récupérées sur des sites de voyage (nous remercions leurs auteurs) ou dans des encyclopédies. Par contre elles ne concernent que des choses que nous avons effectivement vues.

LA QUIACA --> VILLAZON - Mai 2007

Arrivés à la Quiaca, nous passons la frontière sans problème. Certains nous avaient mis en garde, car le no man's land entre les deux frontières est un défilé ininterrompu de Boliviens venant se réapprovisionner en Argentine ; les traffics sont nombreux, donc la sécurité précaire.

A Villazon, les choses changent à toute vitesse : habits traditionnels pour les femmes : chapeau melon étroit perché sur une paire de tresses noires, jupes multicolores empilées donnant l'impression de hanches généreuses, nourriture sur le trottoir : maïs grillé, empeñadas salés ou sucrés, humitas, etc... de la feuille de coca en vente à tous les coins de rue, à moins d'un km de la frontière Argentine où là c'est complètement illégal. Et l'impression pour Jean d'être un géant au milieu d'une foule de lilliputiens ; les Boliviens sont petits - 1,60 à tout casser et à 90% de descendance indienne(D'ailleurs, impossible de trouver des chaussures au dessus de la pointure 42 !). C'est un contraste frappant par rapport à l'Argentine où la population est à 90% de descendance européenne.

Nous prenons nos places de bus pour Tupiza (prononcer "toupizza"), réglons nos montres (GMT-4) ; nous avons quelques heures à tuer.,

On se promène dans la ville en s'en mettant plein les yeux, on s'habitue à voir les habitants défigurés par une grosse chique de coca car tous les hommes machouillent à longueur de journée ce remède contre la faim, la fatigue et la neurasthénie. Les conquistadors avaient bien compris que, pour faire bosser l'indien sans trop dépenser, il fallait organiser le traffic des feuilles de coca sur lequel l'église (déjà) prélevait sa dîme sans état d'âme...

A midi, Jean se fâche car on tente de nous taxer un prix pour le déjeuner sans rapport avec ce que paient les locaux. On veut bien participer à l'essor économique du pays, à condition que l'inflation ne dépasse pas les 20% !.

Nous prenons le bus à 14h pour 3h de route. Il fait froid et le confort des transports Boliviens n'a franchement rien à voir avec  celui des bus argentins. Après quelques km d'asphalte, c'est de la piste... Nous sommes sur l'Altiplano, plateau entre 3.000 et 4.000 m d'altitude. A l'est, la Cordillere Royale, 500 km de long et 30 de large, 300 pics à plus de 5.000 m ; à l'ouest la cordillère occidentale avec ses sommets volcaniques dont certains font trembler le pays 6 à 7 fois par an. C'est le Tibet d'Amérique Latine.

La piste en lacets nous donne parfois le vertige ; la roue arrière rase les à pics à chaque virage et projette une poignée de graviers dans le vide ; on aperçoit fugitivement des précipices vertigineux où serpente un rio en furie ; on longe des parois de rocs acérés du bout du pare-choc. Il y a 1m60 d'indien flegmatique au volant, la chique de coca coincée dans la joue, il a l'oeil à demi fermé des idoles incas. Des indiennes à baluchons se sont installées dans le couloir central et dorment ne relevant la tête que dans les virages pour un furtif signe de croix. On serre les fesses.

Arrivés fatigués à Tupiza, quelle bonne surprise d'y trouver un temps doux même après de coucher du soleil. Cela doit provenir de sa situation de vallée cernée par des falaises proches et de l'altitude assez basse de la ville.

Dans notre chambre à l'hotel MITRU (petit déjeuner pantagruélique)  CNN  diffuse en live et in extenso la cérémonie d'intronisation de Sarkozy...

10h00 le 16 mai 2007

Départ de Tupiza pour 7h de piste. Le bus est bondé, il y aura des gens debout dans le couloir central pendant toute la durée du trajet, on entend des poussins piailler. Une vieille, assise sur son baluchon au milieu du couloir empêche toute circulation, mais ça se débrouille, c'est bon enfant, personne ne rouspète.

Arrêt dans un village pour manger à midi dans une gargote où les poulets ont été mis un peu tard sur le barbecue. Jean se retrouve avec une cuisse saignante, il râle !!

POTOSI ou la montagne d'argent - 17h

4.000m d'altitude, il fait très frais. Le terminal des bus est en bas de la ville construite à flanc de montagne, l'hôtel en haut. 45mn de marche avec les sacs à dos. La pente est raide et le manque d'oxygène nous oblige à poser très souvent. Cette fois c'est moi qui râle !

Les locaux, dont les poumons ont des centaines de générations d'évolution, nous doublent sans effort et sans nous adresser le moindre regard. Les Boliviens sont renfrognés comme peuvent l'être les espagnols du sud, de plus, le commerce des blancs ne les intéressent guère.

Notre chambre d'hôtel a le chauffage au gaz. Un luxe dans un pays où, malgré le climat, ni les maisons, ni les hôtels, ni les restaurants, ni les lieux publics en général ne sont chauffés...

Nous souhaitions venir à POTOSI à la fois pour ces trésors d'architecture baroque, mais aussi pour l'histoire de la mine d'argent.

En 1545 Hualita, un indien de l'Altiplano, savait-il ce qu'il allait déclencher quand il révéla à un lieutenant de Pizarro l'existence de Sumac Orcko " la plus belle montagne" en quechua qui se révéla être une mine d'argent si fabuleuse qu'elle fût exploitée pendant 300 ans. On dit qu'elle aurait produit assez pour paver d'argent une route à deux voies depuis la sortie des mines jusqu'à Madrid.

Au milieu du XVIIème siècle POTOSI était aussi importante que Paris ou Londres. C'est à ce moment que l'art baroque se développa grâce aux fortunes qui surgissaient rapidement.

Les historiens sont formels, c'est le flux d'argent des mines de POTOSI vers l'Europe qui fût une condition sine qua non du développement du capitalisme. L'espagne s'endetta et gaspilla tellement l'argent de Potosi que les vrais bénéficiaires furent les pays du nord de l'Europe, la France entre autre.

Inimaginable aussi : un génocide de 6 millions d'indiens Aymaras et Quechuan (plus quelques noirs importés) pour 50 milliards de dollars de gains en 300 ans. - La mita, c'était le travail forcé (et gratuit !) par alternance dans les mines, dans des conditions épouvantables. Chaque années plusieurs dizaines de milliers d'indiens mourraient d'épuisement ou empoisonnés par les vapeurs de mercure servant au traitement de l'argent. Sans compter les maladies importées par les Espagnols eux-mêmes. Comme nourriture, les indiens n'avaient que les feuilles de coca à mâcher (vendues par les responsables des mines, en plus !).

Puis la mine (10.000 galeries, plusieurs milliers d'entrées) s'épuisa. A l'heure actuelle l'exploitation se poursuit de manière artisanale. Les mineurs se sont groupés en coopératives lors des licenciements massifs et continuent de travailler dans quasiment les mêmes conditions que les indiens du XVIème siècle. De plus, le rendement étant très faible, le mineur s'exploite lui-même car il faut en plus acheter sur son salaire misérable le matériel lui permettant de travailler...

VISITE DES MINES

Des agences ayant pignon sur rue organisent des visites des mines. Théoriquement, une partie de ce qu'on verse revient aux mineurs...théoriquement.

Vu d'un peu plus près, la surexploitation des mineurs ainsi que leurs conditions de travail nous ont semblé si dures qu'on n'a pas eu envie d'aller jouer les touristes voyeurs. Nous avons observé la montagne de loin et le ballet incessant de minuscules ouvriers transportant plusieurs fois par jour et par 4.000 m d'altitude des tombereaux de terre arrachés à une excroissance aussi percée qu'une meule de gruyère dans laquelle des galeries s'effondrent périodiquement, ensevelissant ceux-là mêmes qui les ont creusées

Après ça, on part en vadrouille. Direction la Casa de la Moneda. C'est ici que jusqu'à 1869 était frappée la monnaie bolivienne sur d'antiques matrices mues par des esclaves d'abord, puis par des chevaux ensuite, puis par des machines à vapeur. Tout est encore en place aujourd'hui, c'est ce qui rend la visite intéressante. On y trouve aussi un tableau (voir ci-dessus) représentant une vierge dont la robe figure le "Cerro Rico". Ce tableau symbolise la trinité de l'histoire bolivienne : les mines, la religion catholique et la pachamama (la terre-mère, déesse des indiens)

Une chose nous a beaucoup étonnée : le guide, de très forte descendance indienne (voir la tête en céramique en début de chapitre) n'a pas dit un mot des exactions des conquistadors espagnols pour exploiter les mines de Potosi et dans lesquelles des millions de ses ancêtres ont trouvé la mort. Tout juste s'il ne regrettait pas le siècle dernier où l'on pouvait encore s'enrichir grâce à l'argent de Potosi....

POUR MANGER :

Allez plutôt faire un tour au Comedor Popular au 1er étage du mercado central. Là, dans des gargotes rustiques, avec du matériel "comme à la maison" (enfin chez elles, hein, pas comme chez nous !) des mama préparent des repas complets avec des plats à base de riz, maïs, viande et bien sûr pommes de terre, plus la soupe pour terminer le repas, plus un dessert pour un prix dérisoires (7 bolivianos en 2007, environ 0,7 euro). Et on ne prendra pas tout, tellement les portions sont copieuses ! C'est propre, bon mais ....violemment pimenté !.

 

Après s'être restaurés, nous voilà d'attaque pour poursuivre la visite...Par un couvent de carmélites, celui de Santa Teresa. Là, on entre dans un autre monde.

Au XVIème siècle, la première fille d'un couple se mariait, la deuxième entrait dans les ordres. C'est ici que les nobles ou les riches marchands amenaient leur fille dès l'âge de 16 ans et richement dotée. Elle ne devaient plus en sortir de leur vie et bien sûr la dot était confisquée par l'église. Elles pouvaient parler à leurs parents une fois par mois, mais derrière un guichet grillagé et occulté les empêchant de se voir.

N'oublions pas que nous étions sous l'influence de Ferdinand d'Espagne, vous savez, l'inventeur de l'inquisition...

Grâce aux dots les couvents et églises de Potosi étaient riches à millions ; l'or (des incas, bien sûr) foisonnait partout : les retables, les peintures, les meubles étaient dorés à la feuilles, de l'argenterie en argent et en vermeil, les vêtements brodés de fils d'or (par les carmélites) et enrichis de pierreries, etc... Un richesse écoeurante et obscène eut égard aux indiens qui périrent dans le même temps pour permettre ça.

L'artisanat est assez pauvre ici, nous avons tout de même trouvé de forts belles housses de coussin, mais nous attendrons d'être à Sucre pour les achats.

Le soir, restau !

On s'installe, on fait la causette avec le patron quand tout à coup, des cris dans la rue. Le patron se précipite, rentre le menu extérieur, ferme l'unique fenêtre et y installe un lourd volet, démonte la porte vitrée pour la remplacer par un lourd vantail en bois épais.

"Qué pasa ?" réponse incompréhensible et vaguement marmonnée. Le patron disparaît dans la cuisine, puis revient avec des linges pour colmater la porte. On n'est pas d'un naturel inquiet, mais là...

On apprendra plus tard qu'une manifestation spontanée d'étudiants a éclaté et que la police, en uniforme anti-émeute balançait probablement des ,lacrymo et que comme cela arrive encore assez souvent, les commerçants ont l'habitude.

On attendra longtemps avant de regagner notre hôtel, le patron craignant encore, refusait d'ouvrir les portes.

SUCRE - 13 Mai 2007

Le voyage se poursuit dans des paysages toujours aussi grandioses. On flirte avec les sommets, on traverse des plateaux pleins de champs cultivés à la main et à la charrue tirée par des boeuf (si, si, nous l'avons vu) et le tout à 4.500 m d'altitude.

L'arrivée sur Sucre se fait par une route de corniche (fermez les yeux dans les virages). Nous pénétrons dans cette vallée  pleine de collines où la ville s'étend loin sur l'horizon.

C'est une délicieuse ville toute blanche, joyaux de l'architecture baroque et ...capitale constitutionnelle de la Bolivie bien que La Paz soit la capitale de fait depuis la fin du  XIXème. C'est apparemment un imbroglio politico-juridique : les riches propriétaires terriens de Sucre souhaitant que leur ville redevienne la capitale pleine et entière du pays alors que le siège du gouvernement ainsi que toutes les institutions (sauf la cour suprême restée à Sucre) sont basées à La Paz...

 

 

 

 

 

 

Pendant que La Paz se mettait à prospérer grâce à l'exploitation des minerais du pays, Sucre s'assoupissait dans son écrin colonial. La ville ne se modernisa jamais ce qui lui permet de présenter une image hors du siècle et préservé des bétonneuses. C'est une étape-repos avant d'aller découvrir les tribus de tisserands des vallées avoisinantes.

D'ailleurs, avant d'y aller il faut faire un tour au Museo Textil où l'on présente l'histoire du textile dans la région (évolution des motifs, variation suivant les groupes ethniques,, costumes traditionnels). Ce musée fait partie d'un programme de développement culturel qui a pour but la sauvegarde du savoir-faire des indiens.

En fait, les indiens avaient plus ou moins perdus l'art du tissage. Lorsque le programme démarra, on présenta d'anciens tissages aux tribus concernées en leur proposant de les reproduire. Quelle ne fut pas la surprise des organisateurs lorsqu'ils s'aperçurent qu'après avoir reproduit ces tissages à l'identique, les indiennes tisserandes tout en conservant la façon de travailler ancestrale (petits métiers à tisser posés sur leurs genoux) se mettaient a créer des motifs nouveaux, comme si le savoir n'avait jamais été perdu, comme s'il avait sommeillé jusque là.

Le Musée propose des tissages à la vente, chaque pièce est unique et comporte la fiche d'identité de la tribu et de la tisserande. Dans le prix 60% va à la tisserande et 40% au Musée.

Bien sûr, en se déplaçant dans les tribus, on peut obtenir un meilleur prix. Par contre ne pas oublier que les tisserands ne touche aucun salaire et que les pièces qu'ils fabriquent leur prennent entre 1 à 3 mois de travail suivant la taille et la complexité du tissage, alors il ne faut pas tenter de faire trop baisser les prix..

 

 

 

 

 

Quant à la musique, nous avons vainement chercher à acheter des disques de Mauro Nuñez ou de Susana Baca. Ils sont trop connus mondialement et leurs disques sont devenus bien trop chers pour la population locale.  On est rarement prophète en son pays...

Le dimanche suivant nous voit partir pour Tarabuco, village de tisserands à 65 km de Sucre, où se tient un grand marché artisanal connus par l'ensemble des  Boliviens. On se disait : promenade de santé.

Le bus est à l'heure et nous voilà partis par une belle grimpette qui atteint bientôt un plateau à l'horizon lointain. Déjà, dans la montée, le bus donnait des signes d'épuisement, arrivé en haut après quelques hoquets et quelques mètres, il s'arrête faut dire qu'il date des années 60 et qu'il a l'air d'en avoir plus. Nous sommes à peu près à mi-chemin au milieu de nulle part.

Le chauffeur descend, tripote deux trois trucs, s'enfile entre le garde boue et la roue avant (quand je vous dis qu'il sont petits) ouvre un coffre latéral, en sort deux bidons qu'il vide et s'en va en courant (vers quoi ?) en nous plantant là.

Nous sommes en majorité des touristes , on trouve l'arrêt amusant et sans plus d'inquiétude tout le monde s'égaille ; qui pour prendre des photos, qui pour trouver un coin discret, en plus il fait beau. Un couple tirant un âne traverse la route. Et le temps passe.... Le couple revient avec l'âne chargé de fagots et toujours pas de chauffeurs à l'horizon. Deux Anglo-Saxons (pressés sûrement) prennent les choses en mains et arraisonnent une camionnette déglinguée, et sans demander l'avis de personne, négocient un prix avec le quidam puis nous font signe de monter dans la bétaillère (Je comprends mieux comment ils ont réussis à coloniser la moitié de la planète). Personne ne bouge, tronche des British !

Heureusement, notre chauffeur choisi ce moment là pour réapparaître, sortant d'un coffre de voiture tel un diable et muni des deux bidons (qui visiblement sont pleins) évitant ainsi un début de discussion qui risquait d'être un peu tendue !

C'était une panne d'essence.

Le chauffeur, fâché, repart plein pot. Jean calcule que 2 bidons de 20 litres, ça ne fait jamais que 40 litres d'essence pour faire encore trois quart d'heure de route et au train où va le bus on doit forcer violent sur la consommation.

En fait, on s'aperçoit rapidement que pour économiser, le chauffeur se met en roue libre dans les descentes. Des descentes à 40%. Les Ferodo sentent le brûlé à chaque virage et les visages virent à l'olive blette. Mais bref, on arrive. Vivants.

 

Nous sommes à Tarabuco. Les tribus descendent des montagnes pour vendre leur fabrication. Beaucoup de touristes mais les indiens sont encore pour un temps plus nombreux.

Ils arrivent en habits traditionnels et envahissent le village chaque dimanche, le transformant en vaste marché à ciel ouvert.

 

C'est bruyant, coloré, vivant, et plein d'odeurs. Les marchandages vont bon train, les Tarabucos ont la réputation d'être de redoutables négociateurs, il faut prendre sont temps et utiliser les bonnes vieilles ruses consistant à ne pas s'intéresser de trop près à l'objet de nos convoitises. Autour du marché, des cuisines ambulantes parfument les lieux de l'odeur des poulets marinés puis grillés dans de vieux plats cabossés en alu sous le regard concupiscent des chiens errants qui eux aussi se donnent rendez-vous là tous les dimanches.

On achète un bon nombre d'awayos (tissus carrés très colorés, servant aux femmes pour transporter enfants ou de la marchandise), on achète des tissages anciens pour les enfants, ceux là sont encore fabriqués avec des colorants naturels, on craque pour un "Tarabuco"  (trois mois de travail pour une étoffe de 70x40). Ces tissages sont figuratifs et représentent des scènes de la vie quotidienne, mariage, cultures, construction de maison, animaux domestiques. Chaque pièce est unique et réalisée en noir/violet et blanc.

D'autres encore représentent des symboles pré-colombiens. Nous sommes étourdis par les couleurs et la beauté des tissus

Nous repartirons de Tarabuco sur des notes de flutes et des rythmes ancestraux qui résonneront longtemps dans nos oreilles.

Voir sur la photo ci-contre, le couvre-chef de cet indien. Il est en cuir formé et bordé d'argent, il se transmet de génération en génération, et ressemble étrangement aux casques des conquistadors...

 

 

 

Le retour vers Buenos-Aires sera au départ un peu pénible. Nous avons voyagé de nuit jusqu'à la frontière dans un bus antédiluvien, sans chauffage et plein de courant d'air. L'hiver approche et cette nuit là, il gelait. Enfouis dans nos sacs de couchage on s'est caillé toute la nuit sans pouvoir trouver le sommeil.  Arrivés à la frontière vers 3h du matin,on s'est frigorifiés à attendre l'ouverture de la frontière ('vive les marchandes de café ambulantes) et on a eu droit à une attaque d'onglée le temps d'aller jusqu'au terminal des bus à l'autre bout de la ville.

Deux jours et quelques 2.500 km plus tard, nous avons réintégrer notre bateau en constatant que l'hiver nous avait rattrapé et qu'il faisait aussi froid que sur l'Altiplano !

Mai 2007

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